Comment mettre en place la feedback loop Gmail

L’arrivé de la feedback loop Gmail est une super nouvelle autant faut il savoir comment la mettre en place.

Le site postmaster.google.com est une sorte de microsoft SNDS mais ce n’est pas là que l’on trouve comment le paramétrer.

0) Prérequis

Le premier prérequis est d’avoir le DKIM de paramétré pour éviter le spoofing de Feedback-ID.

Les IPS d’envoi doivent aussi être publiées sur le SPF. Ces IPs doivent avoir un enregistrement DNS PTR (reverse DNS) et résolution DNS qui doit aller sur un host valide (de préférence celui du ou des domaine(s) DKIM).

1) Ajout d’un SMTP header pour gmail

Il faut ajouter un nouveau header smtp nommé le « Feedback-ID ». Ce dernier contient une valeur associée à la clef Feedback-ID. cette valeur est un paramètre qui identifie l’envoyeur et la campagne de façon unique.

Format du header:
Feedback-ID: a:b:c:SenderId

a,b,et c sont trois paramètre de segmentation un peut comme les paramètres utm de google analytics. Ils sont optionnels. On ne peut pas utiliser un ID qui est distinct pour tous vos clients. Dites vous que cela va servir a faire des agrégats. Je préconise de les utiliser avec les ID suivants:

a: Id d’une marque ou d’une activité si vous êtes multi-marque/activité.
b: Id de la campagne (tous les clients ayant recu la campagne ont le même ID)
c: Campaign type: pour avoir des agrégats selon le type de mail (transactionnelles/newsletter, pays, marque ou séquence)

Le senderId est un identifiant unique de l’expéditeur qui doit être le même pour l’ensemble des campagnes. L’expéditeur doit choisir un identifiant compris entre 5 et 15 caractères. Le senderId est obligatoire.

exemple:
Feedback-ID: Activité:CampaignId:CampaignType:SenderId
Feedback-ID: location:NLété2015:Newsletter:Dufeo

2) Ajout du domaine dans le postmaster tool

Il suffit de se rendre sur l’adresse http://postmaster.google.com puis d’y ajouter le domaine, une valeur doit alors être ajouté dans un champs TXT DNS.

Pour cela, il faut se rendre sur la console d’administration de votre domaine et publier cet enregistrement.

3) Lecture de la feedback loop

Le message de feedback est envoyé comme d’habitude sur l’adresse abuse de votre domaine (example abuse@dufeo.com). Par contre, le format n’est pas le format standard ARF (abuse reporting format) mais un format made in google… Il reste donc plus qu’à modifier vos parseurs pour prendre en compte de nouveau format.

Google ouvre sa feedback loop

Cela n’a l’air de rien mais tous les grands domaines en avaient et google était le seul manquant.

Maintenant c’est chose faite, il ouvre le service postmaster google cela se rapproche un peu du SNDS de Microsoft.

Ils avaient commencé par l’ouvrir pour les ESP (email service provider) mais cela restait impossible pour les annonceurs envoyant par eux même.

Cela va permettre de suivre (enfin) la délivrabilité du webmail le plus utilisé au monde (rien que ca!). Cela va permettre aussi de désinscrire les mises en spam gmail.

Bref que du bon!

5 astuces qui marchent pour votre stratégie de contenu

Bon, on a vu beaucoup de choses sur l’optimisation de la forme des emails. Maintenant, il serait peut-être temps de s’intéresser au fond.

Le but d’un email n’est pas uniquement la traction vers votre plus beau site qui se chargera de convertir. Il a pour but d’instaurer une relation avec le client et de lui rappeler la marque.

Il ne faut pas tomber dans le piège de penser uniquement à comment je vais le mieux vendre mon produit/service. On le voit souvent malheureusement. Il faut réfléchir a une stratégie de contenue. Il faut convaincre avant d’essayer de vendre.

On oublie le commercial qui est en vous 2 minutes.

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Pour faire un parallèle, imaginez une personne qui arrive dans un cercle d’amis et qui ne fait que parler de lui et qui passe sont temps a répéter la même chose… Ça vous soûlerait, vos clients aussi !

Pour cela, comme toujours en CRM, il faut se centrer sur le client et réfléchir à son besoin. Qu’est ce que le client attend de mes emails? du service, des bon plans, du discount, des idées de sortie, …

1. Demander au client

Le meilleurs moyens de le savoir c’est encore de lui demander. Envoyer un email avec un lien vers un questionnaire est une bonne idée encore ne faut il pas qu’il soit trop long.
Il faut privilégier des réponses par cliques plutôt que par saisie (au clavier). Une réponse ouverte permet quand même au client de donner son avis et d’avoir un retour auquel vous n’auriez pas pensé.

Idéalement, il faut aussi déporter la première question directement dans l’email. Codecademy l’a très bien fait en le liant à une action site.

net promoter score

Classiquement, on peut demander si il recommanderait la marque à un ami avec une note de 1 à 10. Cela permet de récupérer le net promoter score (NPS) qui est très utile en CRM et d’autre part d’avoir une amorce.

Je ferai un article complet plus tard sur le sujet mais le NPS est un très bon métrique pour mesurer la satisfaction client. Bill Macaitis en a fait la clef de la croissance record de Salesforce.

2. Tracker le client

Un autre moyen de le savoir est simplement de regarder les zones chaudes/froides de vos emails et de votre site.
Si les bon plans sont plus cliqués que les articles. Il faut se concentrer sur les bon plans.
Si les articles sur la moto sont plus cliqués que ceux sur la voiture. Même chose.

HeatMap

3. Déporter le contenue directement dans votre email

Un autre point qui marche bien est de mettre directement les fonctionnalités « clefs » de votre business dans votre email. Meetic, par exemple, propose directement un événement correspondant au client et des compteurs d’activités dans le mail.
Attention à ne pas tout mettre car, on risque de ne plus avoir le clique sur le mail pour aller sur votre site.

4. Le matching

La fourchette propose directement les restaurants qui vous correspondent (géographiquement). Le matching entre profiles ou entre produits et clients est un super outil. J’ai déjà vu des marques envoyer le même point de vente (situé à paris) à l’ensemble de la base. Résultat: des mails d’insultes des clients se disant consternés car il ne pouvait pas faire 500Km…

matching la fourchette

5. L’actualité

L’actualité est un moyen simple d’animer une marque en liant votre produit avec elle. Il y a des rendez-vous annuels que toutes les grandes marques utilisent. Le problème c’est que les gens reçoivent des tonnes d’email sur ces thèmes au même moment. Par exemple, le mail anniversaire, les vacances, la fête des mères, noël, pacques,…  sont hyper squattés.

Bref, il faut sortir du lot. Cela reste des bons moments de communication mais on peut aussi dynamiser en utilisant l’actualité. Par exemple, en ce moment, on parle beaucoup de la grèces, la fourchette pourrait proposer un email sur les meilleurs restaurants grecques avec un objet qui joue sur l’urgence avant que le grexit.

Enfin un bouton pour vos emails sur mobile!

La semaine dernière, je suis tombé sur une super news qui est pourtant passée inaperçue.

Cette news concerne les boutons dans les emails, aussi appelés CTA signifiant « call to action ». En effet, le but de ces boutons étant de stimuler le clique donc une action de notre lecteur. Ces boutons marchent beaucoup mieux pour stimuler l’action qu’un simple lien hypertexte.

CTA

J’ai déjà parlé de l’impact des CTA sur vos emails.

Pendant des années, lorsque l’on voulait mettre un bouton dans un email on avait 2 choix:

– soit on mettait une image du bouton. Cela garantissait un rendu parfait sur l’ensemble des webmails/outlook/… Le problème est que les images ne sont pas affichées par défaut partout et surtout sur mobile on n’a pas toujours une connexion 3g pour récupérer les images. Bref, on se retrouvait avec un carré blanc en lieu et place de CTA. Du coup, peu de clique et avec l’ouverture de plus en plus importante des emails sur mobile, cela érodait le taux de clique…

– Soit on mettait du code HTML. Le plus gros point noir, seul le texte était cliquable. Oui vous avez bien lu, on avait un gros rectangle mais il n’y avait que le texte de cliquable. Donc il fallait impérativement mettre le texte le plus gros possible et laisser peu de marge sur les cotés.

Litmus et mailchimp avait publiés 2 façon différentes de faire des CTA  et campaign monitor avait même fait un outil pour nous aider. Et puis, un badsender a publié un article proposant une solution à ce vieux problème.

Un bouton HTML enfin cliquable sur l’ensemble de sa zone et compatible avec l’ensemble des webmails. L’astuce: utiliser une propriété de style display :table-cell sur le lien.

Voici le code HTML complet donné en exemple:

  <td align="center" bgcolor="#FFFFFF">
    <table width="280" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">      <tr>
        <td height="60" valign="middle" align="center" bgcolor="#f5a316" style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif; font-size:13px; color:#FFFFFF; mso-line-height-rule:exactly; line-height:16px; font-weight:bold; border:1px solid #CA8209; border-radius:2px; -moz-border-radius:2px; -ms-border-radius:2px; -o-border-radius:2px; -webkit-border-radius:2px;">
          <a href="http://www.google.com" target="_blank" style="color:#FFFFFF; text-decoration:underline; display:table-cell; text-align:center; height:60px; width:600px; vertical-align:middle;">mon CTA cliquable </a>
        </td>
      </tr>
    </table>
  </td> 

ce qui donne un rendu:

mon CTA cliquable

Il ne reste plus qu’un petit problème: chaque webmail a des contraintes d’affichage et du coup, on a des rendus dégradés: les bords arrondis et les dégradés peuvent sautés. Mais bon on a quand même un rectangle entièrement cliquable !

Pour finir, un petit conseil, ce n’est pas parce que vous avez un CTA que ce doit être la seule partie cliquable dans votre email. Essayer au maximum de rendre l’ensemble de votre texte et image cliquable. Vous gagnerez quelques précieux cliques.

5 points pour améliorer les CTAs de vos emails

Ok, j’ai expliqué plusieurs fois que le texte n’est pas ce qui compte dans l’email, mais plutôt les visuels et les CTA.

Bon, maintenant on va passer au prochain step sur les CTA en vous donnant 5 astuces pour encore gagner en taux de clic.

1.Donner beaucoup de valeur pour un coût minime.

Il ne faut pas être trop agressif et vouloir déclencher l’achat trop tôt. Un mot trop engageant va simplement bloquer psychologiquement votre client. Imaginer vous en tant que client en train de flâner dans une boutique. Vous regardez les rayons et on vous demande tout de suite votre carte de crédit. Cela vous bloquerait, vos clients aussi. Il faut d’abord donner de l’information pour convaincre.

Il faut donc éviter les:

  • Achetez
  • Réservez
  • Payez
  • S’abonnez

et préférez des textes moins engageant et apportant de la valeur:

  • Faire un devis gratuit
  • Voir les détails
  • Voir plus d’infos
  • voir les avis
  • Voir les options d’abonnement
  • Découvrez

Il est plus simple de faire un « devis gratuit » que de « payer » tout de suite. C’est le boulot de la landing page que de convertir après en jouant sur d’autre aspect: la rareté en affichant le stock, limiter dans le temps,…

2. Personnalisez vos CTA

La personnalisation, ce n’est pas « mettre le nom dans vos emails ». C’est adapter l’offre et le message au client.  Prenons par exemple, AirBnb qui se sert des recherches que vous avez effectué sur le site pour mettre directement un CTA qui vous intéresse:

airbnb-1

3. Restez focus

Le but de votre email doit être unique donc il ne faut pas perdre le client en proposant trop de choses.

On voit souvent en pied d’email , l’incitation à suivre la marque sur les réseaux sociaux ou à télécharger l’app. Le problème est qu’il faut que cela ne prenne pas le pas sur votre email.Les micros CTA avec simplement un petit logo de chaque réseau social sont bien suffisants.

4. Pensez mobile

Aujourd’hui, on ouvre de plus en plus sur mobile et c’est encore plus vrai chez les jeunes. Donc s’il n’y a qu’un seul CTA et qu’il est au fond du mail cela risque de poser problème car sur mobile le scroll va en décourager plus d’un. Donc mettez un CTA en haut (en plus de celui en bas) et restez concis.

Il faut aussi de gros CTA avec les doigts ce n’est pas évident de sélectionner un micro lien et aérer votre email.

5. et le reste alors ?

Il ne faut pas vendre un objet ou un service mais démontrer le bénéfice. Par exemple, si c’est gratuit, vous pouvez le rappeler dans le CTA ! Mais n’en faites pas trop. Une offre exclusive, gratuite et limité dans le temps… c’est « too much »! Les accroches sont là pour ce type de message.

Le CTA permet de déclencher l’action mais il doit être bien  accompagné. Il existe beaucoup de points qui aident à déclencher le clic:

  • Les bénéfices
  • Les avis/témoignages
  • Les statistiques
  • Les notes avec les étoiles
  • La garantie
  • Le délai de port
  • Le faible coût/gratuité

 

 

 

 

10 points pour ne plus arriver en spam

J’ai fait une présentation chez koudetat lors de la formation growth hacking sur l’arrivé en spam. Cette semaine, il y a eu quelques articles dans la presse sur le sujet mais qui restait assez light donc je vais aller un peu plus loin en vous donnant 10 points à suivre pour éviter d’arriver en spam. Pour ceux qui utilisent un logiciel qui gère déjà l’aspect technique.

  1. N’achetez pas de base: les adresses sont souvent de mauvaise qualité et même si elles sont ségmentées vous ne savez pas si elles sont toujours actives. De plus il y a un risque de présence de spamtrap (adresse piège).
  2. Utilisez un HTML de qualité: utiliser l’outil HTML validator de W3C pour vérifier le code
  3. N’utilisez pas de mots trop agressif (discount, promo,…): il y a un outil super qui vérifie le contenue de votre email Il ne vérifie pas tous mais cela filtre déjà bien: SpamAssassin .C’est surtout valable sur les FAI français qui utilisent plus des contrôles sur le contenu que les webmails américains.
  4. Permettez et encouragez la réponse. Il faut que quelqu’un traite les emails de retour. Sinon pensez à linkedin qui laisse les gens répondre sur le mail au message linkedin et cela transfert à l’autre personne. N’ayez pas une adresse en « do not reply ». Gmail prend en compte le nombre de réponse pour leur spam rank.
  5. Exclure les inactifs: une règle pour exclure les adresses emails sans ouverture au bout de 9 mois est obligatoire. Cela permet d’éviter les spamtraps et garde uniquement les personnes engagées. Le taux d’ouverture est aussi pris en compte par gmail.
  6. Hygiène de base (potentiel spamtrap,…) dés l’inscription: erreur de domaine, trashmail, adresse abuse/postmaster,…Beaucoup d’opérations doivent être faites. Personnellement, je pense que le plus simple est de l’automatiser et de mettre des vérification dés le formulaire d’inscription.
  7. Adaptez le contenu au client en personnalisant/segmentant. Les clients seront alors plus engagés et les taux d’ouverture et de clic augmenteront ce qui aidera votre spam rank.
  8. Séparez la prospection (en B2B) des clients (newsletter,transactionnel,….)
  9. Laissez l’utilisateur se désabonner: Le lien de désinscription est là pour cela et Gmail est capable de vérifier si le lien est présent en pied de mail pour le spam rank.
  10. Suivre l’évolution des métriques dans le temps (open,clic, réactivité) et la présence en blacklist. Certains outils comme mxtoolbox peuvent vous aider.

Le pré-header: une arme de plus pour l’ouverture de vos emails

Bon, j’ai déjà parlé dans mes posts précédents de l’objet et de l’expéditeur de l’email. Aujourd’hui, on va voir le 3ème levier qui influence l’ouverture de vos emails: le pre-header.

Il reste point important que l’objet mais est assez intéressant. Sous cet anglicisme barbare se cache un truc tout bête, c’est que certaines messageries affichent les premières lignes de texte de votre email en plus de l’objet et de l’expéditeur. L’exemple le plus connu est Gmail qui affiche a droite du sujet le début de l’email.

buzzfeed-email-subject-line-example

La part d’ouverture mobile augmente beaucoup et on est en France a environ 30% (UK 70%). Hors la plupart des clients emails mobiles l’affichent aussi. Un petit exemple sur iphone:

iphone_preheader

Notre bon vieux outlook affiche aussi le début du mail dans la fenêtre popup lors de l’arrivée de nouveaux messages. C’est moins impactant mais, tout de même, ce n’est pas rien.

Le gros problème est que la plupart des emails n’en tiennent pas compte. Cela donne alors des messages qui peuvent être catastrophiques:

bad_preheader_cdiscount On voit aussi la page miroir assez souvent:

bad preheader_macif

Cela ne donne pas franchement envie d’ouvrir l’email…

Bon maintenant, comment on va remédier à cela? Il faut avoir un pre-header! Les clients affichent le début de votre email, il suffit donc d’ajouter une phrase en haut de votre email placé avant le header (d’où le nom pre-header).

Cette phrase n’est pas fait pour être lu dans votre email donc vous pouvez la mettre de la même couleur que le fond ou avec le style « display:none » , si vous voulez qu’elle n’apparaisse pas. Cette phrase doit compléter l’objet de votre email et surtout pas le paraphraser.

Sur Gmail on affiche environ 75 caractères en mobile et sur desktop cela dépend de la taille de votre sujet (le sujet et le pre-header partage la même zone). Sur l’Iphone c’est 34 caractères maximum en portrait et 60 en paysage. Il faut donc mettre ce qui est important dés le début (comme l’objet). Il ne faut pas pour autant faire trop court car cela laisserait apparaître la suite de l’email (le lien page miroir par exemple).

Voici un bon exemple avec ce qu’à fait la fourchette. Ils ont utilisé le pre-header pour compléter le sujet:

preheader_good

Paypal a fait le choix inverse, ils ont forcé le fait de masquer le début du mail pour mettre plus en valeur le sujet. « LESS IS MORE » reste mon adage préféré et je ne serais pas étonné que cela devienne la bonne pratique…preheader_paypal