SEO: Comment mettre son site en première page google

Bon jusque là j’avais pas trop parlé du SEO et je m’étais concentré sur l’emailing. Mais cette fois ci, je me lance.

Bon le SEO, c’est quoi ?

SEO ou Search Engine Optimisation, est très orienté google car il domine le marché des moteurs de recherche. Je ne parlerais donc que de lui, même si il existe des techniques spécifiques pour certain pays où Google n’est pas majoritaire.

Le SEO regroupe l’ensemble des techniques permettant de faire en sorte que les pages de votre site soient le plus haut dans les résultats des moteurs de recherche.

L’idée c’est juste d’expliquer les fondements du SEO. Je ne suis pas expert dans le domaine comme certain.

Le SEO est souvent vu comme un moyen peu chère d’avoir du trafic sur son site et de le monétiser. Ce n’est pas aussi simple car le SEO est long et demande beaucoup d’énergie.

Rassurez vous, je vais commencer soft.

Il faut d’abord comprendre les 3 piliers du SEO:

  • L’architecture
  • Les contenus
  • Les liens

L’architecture

Il s’agit de faciliter la vie de google pour qu’il parcourt votre site web.

Il y a beaucoup de choses coté architecture, mais on va simplifiez en disant qu’il faut définir une structure sur la page (title, meta description, url, h1, h2, …).

Et il faut définir une structure sur le site. Pour cela, il faut que les pages importante soit au minimum de clics à partir de la homepage. On parle de profondeur de lien.

La première règle est qu’une landing page SEO doit être définie pour cibler une recherche de keywords sur google. Tout doit donc être fait pour que cette page soit optimisé autour de cette recherche et des mots clefs qui tournent autour de cette recherche.

Prenons, un exemple dans le domaine de la restauration, il y a beaucoup de recherche de restaurant (+ type de cuisine) + ville. La fourchette a donc des pages SEO dédiées pour chaque ville et type de cuisine. Il s’agit ensuite de faire en sorte que google soit capable d’aller parcourir ces pages.

Les contenus

Sur cette partie, c’est assez simple, google aime les contenus récents et de qualité. Par qualité, j’entends des textes écrits manuellement et surtout pas de contenus dupliqués (copié, traduit, agrégé,…).

Il existe tout un tas de techniques entre le contenu totalement manuel et le contenu simplement recopié.

Le contenu doit contenir les mots clefs ciblés par la recherche associée à la landing.

Attention a ne penser que à Google, le but est aussi de plaire au lecteur.

Il s’agit donc de faire en sorte que les mot clefs recherchés soit répétés un certain nombre de fois sans pour autant être de trop spammant.

Les liens

Il s’agit de voir les liens internes et les liens externes. Les liens doivent être de qualité.

Ce qui , pour google, signifie venir de sites « importants ». Auparavant, il existait un indice de page rank mais cela n’existe plus. Savoir la qualité d’un lien est très compliqué mais il existe quelques outils pour nous aider.

Au delà de l’origine de lien, il y a aussi le type de lien (l’ancre, tete/image , no-follow/do-follow, le placement sur la page du site d’origine, …). Bref, tout cela est pris en compte par l’algorithme de google.

Voilà, c’était une petite introduction avant de rentrer un peu plus dans le coeur du sujet.

Gmail supporte enfin le responsive design!

La nouvelle vient de tomber sur le blog officiel de Gmail, Gmail va devenir compatible mobile.

Cela peut sembler incroyable, mais gmail était le seul client au monde à ne pas supporter la balise style en haut du mail et donc les media queries qui étaient utilisées pour adapter l’email sur mobile.

Les intégrateurs d’emails devaient faire des hacks spécifiques pour que le rendu du mail passe sur Gmail. L’autre option était de faire un email en scalable design (avec une seule colonne et dont la largeur s’adaptait selon le device (mobile, tablette ou desktop)). Ce qui n’est pas toujours très plaisant à l’oeil sur desktop.

Bref, c’est une très bonne nouvelle. Il reste cependant à voir comment cela va être géré lors de la transition.

Sur le web, cela peut être déployé instantanément globalement ou par pays. Sur les applications gmail, cela risque de prendre un peu plus de temps, car il faut laisser le temps aux utilisateurs de mettre à jour leurs applications.

Google annonce que cela devrait être en place avant la fin du mois. Il reste donc peu de temps.

Cela va aussi sans doute simplifier la gestion des emails, car nous pourront enfin avoir un code propre comme sur le web en séparant l’aspect graphique du contenu.

Voici un exemple du responsive sur gmail app:

responsive.gif

Comment un growth hack de linkedin crée une viral loop pour le referral

Je viens de tomber sur un super growth hack qu’à fait une start-up. L’idée comme souvent est d’avoir le la viralité. Pour avoir ça, il faut qu’un utilisateur puisse ramener des personnes de son réseau sur la plateforme.

Par exemple, il y avait ce qu’avait fait Dropbox en donnant de l’espace de stockage gratuit en échange de parrainage. Cela ne coûtait pas cher, car tout le monde n’utilise pas l’espace par contre ça apportait énormément d’inscriptions. L’idéal étant d’avoir en moyenne plus d’un utilisateur parrainé pour chaque nouvel inscrit. Dans ce cas, on rentre dans une boucle de viralité.

Et c’est ce que vient de faire myopportunity.com.

Comment ? et bien déjà ils ont commencé par se servir d’un autre réseau afin de pouvoir automatiser au maximum le referral (parrainage en français).  On est dans le domaine professionnel donc le choix se porte naturellement sur Linkedin.

Tout commence par un email d’invitation d’une personne de mon réseau.

opportunity - acquisition email.JPG

D’une part, on utilise la confiance qu’on a dans notre réseau et voir la photo d’une personne qu’on connaît ça marche d’autant mieux. Il s’agit simplement de la photo de profil Linkedin. D’autres, l’on déjà fait avant mais c’est bien fait.

Il y a un peu trop de texte à mon goût mais l’email est bien avec 2 CTAs:

  • Un petit bouton en haut pour le mobile
  • Un plus bas centré et plus gros pour le desktop.

Le « sign up » sur le CTA est un peu agressif. ils aurait du rester sur voir le profil du parrain… Cela aurait amené plus de conversion sans doute, mais bon je pinaille.

Ensuite, un petit questionnaire et le tour est joué le profil est créé.

Et la on voit en haut à droite une barre de navigation qui permet de partager et d’inviter notre réseau. Cela ne prends pas trop de place et le produit est plus mis en valeur.

opportunity - navbar.JPG

Par contre, quelques minutes plus tard, dans la séquence d’accueil email, je reçois directement  un email m’invitant à importer mes membres linkedin pour tirer meilleurs parti de l’outil. Mais la VRAI raison est surtout de masse mailler tous les membres du réseau.

Cela rappelle Twoo (un site de rencontre) avait fait un growth hack similaire en envoyant un message aux amis facebook.

L’email de referral (parrainage) est le suivant:

opportunity - refferal email.JPG

 

Et bien sûr, la landing explique comment importer ses contacts LinkedIn dedans. C’était possible avant directement via API mais que LinkedIn l’a coupé pour éviter les abus en 2015.

Cela rend la conversion plus dur car il y a tout une manipulation mais cela reste faisable en 3 étapes:

opportunity - linkedin import.JPG

Et bien sur les membres de mon réseau vont recevoir à leur tour l’email d’acquisition.

Petite remarque, LinkedIn avait aussi essayé de couper l’extraction, mais devant la levée de boucliers des utilisateurs ils étaient revenus en arrière.

 

 

Obama 2012: Comment l’A/B testing des emails a généré 500 million de $

Il est souvent compliqué de convaincre de l’utilité de l’A/B testing et de faire comprendre que ce n’est pas parce que c’est plus beau que cela va nécessairement mieux fonctionner.

Et bien je vais partager avec vous l’histoire de la campagne Obama2012 qui a été peu transmise en France et qui pourtant est un super exemple d’A/B testing.

Cette campagne avait pourtant commencé avec moitié moins de donation que la campagne de 2008.

1. L’objet

L’A/B test le plus simple est l’objet. Il est pourtant crucial car c’est le levier principale pour l’ouverture.

Pour Obama2012, le meilleur objet a permis de récolter un peu plus de 2 millions de $ par rapport au dernier et il s’agissait de « je serais entièrement dépensé ». Et franchement quand on voit la liste d’autres sujets semblent bien meilleurs.

Objet Projection de gain sur l’ensemble des clients
I will be outsent $2,540,866
Some scary numbers $1,941,379
If you believe in what we’ re doing… $911,806
Last call: Join Michelle and me $894,644
Would love to meet you $755,425
Do this for Michelle $714,147
Change $711,543
The most popular Obama $659,554
Michelle time $604,813
Deadline: Join Michelle and me $604,517
Thanksful every day $545,486
The one thing the polls got right… $403,603

2. Le contenu

Tout le monde est d’accord sur le fait que les belles images convertissent mieux. Mais le message et l’émotion qu’elle véhicule sont encore plus importante.

On va rester sur Obama mais je vais prendre un exemple sur la campagne de 2008, car il y a un bon exemple avec la page de donation.

La première image le montre entouré de militants et l’accroche (« get involved ») est très peu mise en avant. On se regarde un peu le nombril.

Alors que la dernière est en noir et blanc et il est entouré de sa famille avec le sourire et l’accroche « CHANGE » est en couleur et ressort bien. Le texte du CTA est aussi passé de « signup » à « Learn more » qui est bien moins engageant.  Le gain sur le taux de clique est de 40,6% !

Revenons sur la campagne de  2012. Ayant une bonne base d’expérience faites en 2008, ils ont fait des cycles de petits changements sur l’emailing et cela a payé avec 5% de gain sur le taux de clique. Ils ont vraiment systématisé et industrialisé les A/B tests. Voici quelques exemples:

  • La pression commerciale (nb mail envoyé par semaine)
  • Le texte et la taille du footer sur la désinscription
  • Les photos
  • Réduire le texte
  • La personnalisation a été jusqu’à proposer le montant de la donation selon les catégories socio-professionnelles

Comme d’habitude, on retrouve des résultats qui hérissent le poils:

Plus d’email = Plus de donation

Moralité: les gens se plaignent de recevoir trop d’email mais la désinscription croit linéairement et les donations perçues aussi. Ce résultat avait déjà été mesuré sur d’autres marques.

3. Le succès peut être contre-intuitif

Ils ont utilisé des emails plein-texte en plus des emails HTML dit « commerciaux ». Ces emails étaient envoyés comme des relances des emails commerciaux.

Là encore le sujet est important mais ces emails devaient ressembler à des emails envoyés par des personnes physiques et non par des robots.

Les sujets qui ont le mieux marché sont assez déroutants:

  • « Hey »
  • « Listen: »
  • « Say you’re with me »
  • le prénom de la personne

Il est donc important de tester car cela est totalement contre-intuitif.

4. Avoir un joli template n’est pas la panacée

Encore plus contre-intuitifs, ils ont testé le beau et cela n’a pas marché, alors ils ont testé les templates moches.

Cela donne un ton plus personnel surtout si vous ajoutez de la personnalisation avec des noms de personnes (expéditeur/ destinataire/référant).

Amelia Showalter (Dir. Analytics Obama2012) a dit une chose très juste à propos de ça (ma traduction):

Je pense que cela donne l’impression que ce sont de vrais personnes qui écrivent les emails et que ce ne sont pas des envois en masse. C’était plus quelque chose fait à l’arrache.

Cela dépend beaucoup du message l’email texte. Mais cela doit définitivement être A/B testé.

Par exemple, un surlignage jaune sur le texte « QUICK DONATE $30 » a donné de meilleurs résultats. Mais cela n’a pas marché indéfiniment car il faut de la nouveauté. Il est donc aussi important de tester à nouveau régulièrement.

5. Donner des cadeaux

Le simple fait d’offrir des autocollants/des magnets a permis d’augmenter la conversion de 30%. C’est incroyable mais chaque geste compte.

6. Forger une culture du test

Tout d’abord, l’A/B testing ne sert pas qu’à tester le contenu et l’objet. Le canal de communication et le moment sont bien plus importants. Il vaut mieux communiquer suite à une action utilisateur.

Ces principes, ils les ont appliqués tout au long de la campagne et ont encouragé une culture du test et de la prise de risque et cela a payé.

Je trouve dommage que l’A/B teste ne soit pas autant utilisé en Europe. Pourtant certaines marques comme Meetic l’ont systématisé avec succès.

Maintenant, sachant cela, vous n’avez plus de raison, lancez-vous et A/B testez toutes vos idées! Vous pouvez commencer par les sujets. J’ai expliqué dans un autre article comment A/B tester.

N’hésitez pas à laisser en commentaire vos résultats d’A/B teste.

Comment mettre en place la feedback loop Gmail

L’arrivé de la feedback loop Gmail est une super nouvelle autant faut il savoir comment la mettre en place.

Le site postmaster.google.com est une sorte de microsoft SNDS mais ce n’est pas là que l’on trouve comment le paramétrer.

0) Prérequis

Le premier prérequis est d’avoir le DKIM de paramétré pour éviter le spoofing de Feedback-ID.

Les IPS d’envoi doivent aussi être publiées sur le SPF. Ces IPs doivent avoir un enregistrement DNS PTR (reverse DNS) et résolution DNS qui doit aller sur un host valide (de préférence celui du ou des domaine(s) DKIM).

1) Ajout d’un SMTP header pour gmail

Il faut ajouter un nouveau header smtp nommé le « Feedback-ID ». Ce dernier contient une valeur associée à la clef Feedback-ID. cette valeur est un paramètre qui identifie l’envoyeur et la campagne de façon unique.

Format du header:
Feedback-ID: a:b:c:SenderId

a,b,et c sont trois paramètre de segmentation un peut comme les paramètres utm de google analytics. Ils sont optionnels. On ne peut pas utiliser un ID qui est distinct pour tous vos clients. Dites vous que cela va servir a faire des agrégats. Je préconise de les utiliser avec les ID suivants:

a: Id d’une marque ou d’une activité si vous êtes multi-marque/activité.
b: Id de la campagne (tous les clients ayant recu la campagne ont le même ID)
c: Campaign type: pour avoir des agrégats selon le type de mail (transactionnelles/newsletter, pays, marque ou séquence)

Le senderId est un identifiant unique de l’expéditeur qui doit être le même pour l’ensemble des campagnes. L’expéditeur doit choisir un identifiant compris entre 5 et 15 caractères. Le senderId est obligatoire.

exemple:
Feedback-ID: Activité:CampaignId:CampaignType:SenderId
Feedback-ID: location:NLété2015:Newsletter:Dufeo

2) Ajout du domaine dans le postmaster tool

Il suffit de se rendre sur l’adresse http://postmaster.google.com puis d’y ajouter le domaine, une valeur doit alors être ajouté dans un champs TXT DNS.

Pour cela, il faut se rendre sur la console d’administration de votre domaine et publier cet enregistrement.

3) Lecture de la feedback loop

Le message de feedback est envoyé comme d’habitude sur l’adresse abuse de votre domaine (example abuse@dufeo.com). Par contre, le format n’est pas le format standard ARF (abuse reporting format) mais un format made in google… Il reste donc plus qu’à modifier vos parseurs pour prendre en compte de nouveau format.

Google ouvre sa feedback loop

Cela n’a l’air de rien mais tous les grands domaines en avaient et google était le seul manquant.

Maintenant c’est chose faite, il ouvre le service postmaster google cela se rapproche un peu du SNDS de Microsoft.

Ils avaient commencé par l’ouvrir pour les ESP (email service provider) mais cela restait impossible pour les annonceurs envoyant par eux même.

Cela va permettre de suivre (enfin) la délivrabilité du webmail le plus utilisé au monde (rien que ca!). Cela va permettre aussi de désinscrire les mises en spam gmail.

Bref que du bon!

5 astuces qui marchent pour votre stratégie de contenu

Bon, on a vu beaucoup de choses sur l’optimisation de la forme des emails. Maintenant, il serait peut-être temps de s’intéresser au fond.

Le but d’un email n’est pas uniquement la traction vers votre plus beau site qui se chargera de convertir. Il a pour but d’instaurer une relation avec le client et de lui rappeler la marque.

Il ne faut pas tomber dans le piège de penser uniquement à comment je vais le mieux vendre mon produit/service. On le voit souvent malheureusement. Il faut réfléchir a une stratégie de contenue. Il faut convaincre avant d’essayer de vendre.

On oublie le commercial qui est en vous 2 minutes.

707267839

Pour faire un parallèle, imaginez une personne qui arrive dans un cercle d’amis et qui ne fait que parler de lui et qui passe sont temps a répéter la même chose… Ça vous soûlerait, vos clients aussi !

Pour cela, comme toujours en CRM, il faut se centrer sur le client et réfléchir à son besoin. Qu’est ce que le client attend de mes emails? du service, des bon plans, du discount, des idées de sortie, …

1. Demander au client

Le meilleurs moyens de le savoir c’est encore de lui demander. Envoyer un email avec un lien vers un questionnaire est une bonne idée encore ne faut il pas qu’il soit trop long.
Il faut privilégier des réponses par cliques plutôt que par saisie (au clavier). Une réponse ouverte permet quand même au client de donner son avis et d’avoir un retour auquel vous n’auriez pas pensé.

Idéalement, il faut aussi déporter la première question directement dans l’email. Codecademy l’a très bien fait en le liant à une action site.

net promoter score

Classiquement, on peut demander si il recommanderait la marque à un ami avec une note de 1 à 10. Cela permet de récupérer le net promoter score (NPS) qui est très utile en CRM et d’autre part d’avoir une amorce.

Je ferai un article complet plus tard sur le sujet mais le NPS est un très bon métrique pour mesurer la satisfaction client. Bill Macaitis en a fait la clef de la croissance record de Salesforce.

2. Tracker le client

Un autre moyen de le savoir est simplement de regarder les zones chaudes/froides de vos emails et de votre site.
Si les bon plans sont plus cliqués que les articles. Il faut se concentrer sur les bon plans.
Si les articles sur la moto sont plus cliqués que ceux sur la voiture. Même chose.

HeatMap

3. Déporter le contenue directement dans votre email

Un autre point qui marche bien est de mettre directement les fonctionnalités « clefs » de votre business dans votre email. Meetic, par exemple, propose directement un événement correspondant au client et des compteurs d’activités dans le mail.
Attention à ne pas tout mettre car, on risque de ne plus avoir le clique sur le mail pour aller sur votre site.

4. Le matching

La fourchette propose directement les restaurants qui vous correspondent (géographiquement). Le matching entre profiles ou entre produits et clients est un super outil. J’ai déjà vu des marques envoyer le même point de vente (situé à paris) à l’ensemble de la base. Résultat: des mails d’insultes des clients se disant consternés car il ne pouvait pas faire 500Km…

matching la fourchette

5. L’actualité

L’actualité est un moyen simple d’animer une marque en liant votre produit avec elle. Il y a des rendez-vous annuels que toutes les grandes marques utilisent. Le problème c’est que les gens reçoivent des tonnes d’email sur ces thèmes au même moment. Par exemple, le mail anniversaire, les vacances, la fête des mères, noël, pacques,…  sont hyper squattés.

Bref, il faut sortir du lot. Cela reste des bons moments de communication mais on peut aussi dynamiser en utilisant l’actualité. Par exemple, en ce moment, on parle beaucoup de la grèces, la fourchette pourrait proposer un email sur les meilleurs restaurants grecques avec un objet qui joue sur l’urgence avant que le grexit.

Enfin un bouton pour vos emails sur mobile!

La semaine dernière, je suis tombé sur une super news qui est pourtant passée inaperçue.

Cette news concerne les boutons dans les emails, aussi appelés CTA signifiant « call to action ». En effet, le but de ces boutons étant de stimuler le clique donc une action de notre lecteur. Ces boutons marchent beaucoup mieux pour stimuler l’action qu’un simple lien hypertexte.

CTA

J’ai déjà parlé de l’impact des CTA sur vos emails.

Pendant des années, lorsque l’on voulait mettre un bouton dans un email on avait 2 choix:

– soit on mettait une image du bouton. Cela garantissait un rendu parfait sur l’ensemble des webmails/outlook/… Le problème est que les images ne sont pas affichées par défaut partout et surtout sur mobile on n’a pas toujours une connexion 3g pour récupérer les images. Bref, on se retrouvait avec un carré blanc en lieu et place de CTA. Du coup, peu de clique et avec l’ouverture de plus en plus importante des emails sur mobile, cela érodait le taux de clique…

– Soit on mettait du code HTML. Le plus gros point noir, seul le texte était cliquable. Oui vous avez bien lu, on avait un gros rectangle mais il n’y avait que le texte de cliquable. Donc il fallait impérativement mettre le texte le plus gros possible et laisser peu de marge sur les cotés.

Litmus et mailchimp avait publiés 2 façon différentes de faire des CTA  et campaign monitor avait même fait un outil pour nous aider. Et puis, un badsender a publié un article proposant une solution à ce vieux problème.

Un bouton HTML enfin cliquable sur l’ensemble de sa zone et compatible avec l’ensemble des webmails. L’astuce: utiliser une propriété de style display :table-cell sur le lien.

Voici le code HTML complet donné en exemple:

  <td align="center" bgcolor="#FFFFFF">
    <table width="280" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">      <tr>
        <td height="60" valign="middle" align="center" bgcolor="#f5a316" style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif; font-size:13px; color:#FFFFFF; mso-line-height-rule:exactly; line-height:16px; font-weight:bold; border:1px solid #CA8209; border-radius:2px; -moz-border-radius:2px; -ms-border-radius:2px; -o-border-radius:2px; -webkit-border-radius:2px;">
          <a href="http://www.google.com" target="_blank" style="color:#FFFFFF; text-decoration:underline; display:table-cell; text-align:center; height:60px; width:600px; vertical-align:middle;">mon CTA cliquable </a>
        </td>
      </tr>
    </table>
  </td> 

ce qui donne un rendu:

mon CTA cliquable

Il ne reste plus qu’un petit problème: chaque webmail a des contraintes d’affichage et du coup, on a des rendus dégradés: les bords arrondis et les dégradés peuvent sautés. Mais bon on a quand même un rectangle entièrement cliquable !

Pour finir, un petit conseil, ce n’est pas parce que vous avez un CTA que ce doit être la seule partie cliquable dans votre email. Essayer au maximum de rendre l’ensemble de votre texte et image cliquable. Vous gagnerez quelques précieux cliques.

5 points pour améliorer les CTAs de vos emails

Ok, j’ai expliqué plusieurs fois que le texte n’est pas ce qui compte dans l’email, mais plutôt les visuels et les CTA.

Bon, maintenant on va passer au prochain step sur les CTA en vous donnant 5 astuces pour encore gagner en taux de clic.

1.Donner beaucoup de valeur pour un coût minime.

Il ne faut pas être trop agressif et vouloir déclencher l’achat trop tôt. Un mot trop engageant va simplement bloquer psychologiquement votre client. Imaginer vous en tant que client en train de flâner dans une boutique. Vous regardez les rayons et on vous demande tout de suite votre carte de crédit. Cela vous bloquerait, vos clients aussi. Il faut d’abord donner de l’information pour convaincre.

Il faut donc éviter les:

  • Achetez
  • Réservez
  • Payez
  • S’abonnez

et préférez des textes moins engageant et apportant de la valeur:

  • Faire un devis gratuit
  • Voir les détails
  • Voir plus d’infos
  • voir les avis
  • Voir les options d’abonnement
  • Découvrez

Il est plus simple de faire un « devis gratuit » que de « payer » tout de suite. C’est le boulot de la landing page que de convertir après en jouant sur d’autre aspect: la rareté en affichant le stock, limiter dans le temps,…

2. Personnalisez vos CTA

La personnalisation, ce n’est pas « mettre le nom dans vos emails ». C’est adapter l’offre et le message au client.  Prenons par exemple, AirBnb qui se sert des recherches que vous avez effectué sur le site pour mettre directement un CTA qui vous intéresse:

airbnb-1

3. Restez focus

Le but de votre email doit être unique donc il ne faut pas perdre le client en proposant trop de choses.

On voit souvent en pied d’email , l’incitation à suivre la marque sur les réseaux sociaux ou à télécharger l’app. Le problème est qu’il faut que cela ne prenne pas le pas sur votre email.Les micros CTA avec simplement un petit logo de chaque réseau social sont bien suffisants.

4. Pensez mobile

Aujourd’hui, on ouvre de plus en plus sur mobile et c’est encore plus vrai chez les jeunes. Donc s’il n’y a qu’un seul CTA et qu’il est au fond du mail cela risque de poser problème car sur mobile le scroll va en décourager plus d’un. Donc mettez un CTA en haut (en plus de celui en bas) et restez concis.

Il faut aussi de gros CTA avec les doigts ce n’est pas évident de sélectionner un micro lien et aérer votre email.

5. et le reste alors ?

Il ne faut pas vendre un objet ou un service mais démontrer le bénéfice. Par exemple, si c’est gratuit, vous pouvez le rappeler dans le CTA ! Mais n’en faites pas trop. Une offre exclusive, gratuite et limité dans le temps… c’est « too much »! Les accroches sont là pour ce type de message.

Le CTA permet de déclencher l’action mais il doit être bien  accompagné. Il existe beaucoup de points qui aident à déclencher le clic:

  • Les bénéfices
  • Les avis/témoignages
  • Les statistiques
  • Les notes avec les étoiles
  • La garantie
  • Le délai de port
  • Le faible coût/gratuité

 

 

 

 

10 points pour ne plus arriver en spam

J’ai fait une présentation chez koudetat lors de la formation growth hacking sur l’arrivé en spam. Cette semaine, il y a eu quelques articles dans la presse sur le sujet mais qui restait assez light donc je vais aller un peu plus loin en vous donnant 10 points à suivre pour éviter d’arriver en spam. Pour ceux qui utilisent un logiciel qui gère déjà l’aspect technique.

  1. N’achetez pas de base: les adresses sont souvent de mauvaise qualité et même si elles sont ségmentées vous ne savez pas si elles sont toujours actives. De plus il y a un risque de présence de spamtrap (adresse piège).
  2. Utilisez un HTML de qualité: utiliser l’outil HTML validator de W3C pour vérifier le code
  3. N’utilisez pas de mots trop agressif (discount, promo,…): il y a un outil super qui vérifie le contenue de votre email Il ne vérifie pas tous mais cela filtre déjà bien: SpamAssassin .C’est surtout valable sur les FAI français qui utilisent plus des contrôles sur le contenu que les webmails américains.
  4. Permettez et encouragez la réponse. Il faut que quelqu’un traite les emails de retour. Sinon pensez à linkedin qui laisse les gens répondre sur le mail au message linkedin et cela transfert à l’autre personne. N’ayez pas une adresse en « do not reply ». Gmail prend en compte le nombre de réponse pour leur spam rank.
  5. Exclure les inactifs: une règle pour exclure les adresses emails sans ouverture au bout de 9 mois est obligatoire. Cela permet d’éviter les spamtraps et garde uniquement les personnes engagées. Le taux d’ouverture est aussi pris en compte par gmail.
  6. Hygiène de base (potentiel spamtrap,…) dés l’inscription: erreur de domaine, trashmail, adresse abuse/postmaster,…Beaucoup d’opérations doivent être faites. Personnellement, je pense que le plus simple est de l’automatiser et de mettre des vérification dés le formulaire d’inscription.
  7. Adaptez le contenu au client en personnalisant/segmentant. Les clients seront alors plus engagés et les taux d’ouverture et de clic augmenteront ce qui aidera votre spam rank.
  8. Séparez la prospection (en B2B) des clients (newsletter,transactionnel,….)
  9. Laissez l’utilisateur se désabonner: Le lien de désinscription est là pour cela et Gmail est capable de vérifier si le lien est présent en pied de mail pour le spam rank.
  10. Suivre l’évolution des métriques dans le temps (open,clic, réactivité) et la présence en blacklist. Certains outils comme mxtoolbox peuvent vous aider.